Courchevel, la grande dame

Les Others

L'histoire

Courchevel s’agite dès les premières lueurs du jour. Au loin, le soleil enflamme les flancs crénelés de l’aiguille du Fruit sous un ciel bleu immaculé. L’air est encore frais et saisit les joues alors qu’on s’aventure hors du chalet, bien emmitouflés. La station se réveille peu à peu. Tout un petit monde s’affaire aux pieds des palaces enneigés. Leur architecture reprend les codes des chalets en bois traditionnels et on s’imaginerait presque dans un village de poupées sorti d’un conte tyrolien.

Les plus courageux attendent déjà l’ouverture des remontés mécaniques. Un instant, la nostalgie s’installe lorsqu’on repense aux emblématiques oeufs colorés de la station, qui ont cédé leur place il y a quelques années. Les sapins défilent sous nos pieds, et arrive enfin le sommet de la Saulire, perché à plus de 2 700 mètres d’altitude. On est accueillis par d’étonnantes oeuvres d’art contemporain, enfouies sous la neige : Courchevel, pleine de surprises, sème chaque année des expositions d’art inédites du sommet au bas de ses pistes.

Le panorama est grandiose, du Massif du Mont Blanc au Nord jusqu'aux Ecrins au Sud. Courchevel ouvre la porte au domaine des Trois-Vallées et il faut bien plus d'une journée pour dévaler ses centaines de kilomètres de pistes. Au Praz, en contrebas, les fameux tremplins de saut à ski hérités des Jeux Olympiques d’Albertville défient les plus téméraires.

Aux émotions fortes de la glisse répondent les innombrables sentiers où se perdre en raquettes, bercés par le silence intimidant des sommets. À l’ombre des sapins, on peut avoir la chance de découvrir les traces de marmottes, loups et bouquetins, que le parc naturel de la Vanoise, premier du genre en France, s’évertue à préserver.

Le soleil baisse peu à peu annonçant la deuxième partie de la journée. Le nez rosi et les jambes fatiguées, on retrouve la chaleur du chalet, les apéritifs à rallonge et les jeux de société près du feu de cheminée. Il est encore temps de sortir explorer les multiples tables étoilées qui font la fierté de Courchevel.

Au coeur de la station, les chaises volantes du vieux manège s’envolent dans les airs tandis qu’une calèche traditionnelle emmène les amoureux vers d’autres cieux. Courchevel enfile alors son habit de lumière et dévoile la folie de ses nuits légendaires. Ici, les bars et discothèques sont légion et maintiennent la station en éveil jusqu’aux premières lueurs du jour. Entre tradition et modernité, Courchevel la septuagénaire n’a pas fini de danser.

Quand y aller ?

Comme la plupart des stations savoyardes de haute altitude, c’est en hiver que Courchevel dévoile toutes ses richesses. Outre son vaste domaine skiable à l’enneigement assuré, la station organise alors diverses manifestations comme le festival de pyrotechnie de février à mars. En janvier, Courchevel se met à l’heure russe pour célébrer le Nouvel An Orthodoxe. La station revêt un tout autre visage l’été venu, plus calme et moins fréquentée. Pour autant, de la randonnée au VTT en passant par le deltaplane et le golf les activités ne manquent jamais.

Comment y aller ?

Courchevel est facilement accessible par la route via l’A430. La gare de Moûtiers est desservie par le TGV mais aussi le Thalys et l’Eurostar. Des navettes complètent le trajet jusqu’à Courchevel. Depuis les airs, les aéroports internationaux de Genève, Chambéry, Lyon et Grenoble ne sont qu’à deux heures de route. Enfin, pour une arrivée plus remarquée, Courchevel dispose de l’un des rares altiports d’Europe où peuvent se poser les pilotes les plus chevronnés.

Expériences

Jouer les apprentis musher

Explorez les grandes étendues blanches et les forêts qui entourent Courchevel aux côtés de Guy, notre musher préféré. Faites la connaissance de sa meute de chiens de traineau et apprenez à guider vos huskies en tête de file à travers la poudreuse. Une expérience inoubliable à tout âge.

Glisser à la lueur des flambeaux

Aux dernières heures du jour, perchez-vous sur les sommets pour regarder le soleil disparaître dans la vallée. Alors que les montagnes plongent dans l’obscurité, élancez-vous sur les pistes silencieuses, éclairées seulement par la flamme de votre torche et slalomez au-dessus de la station illuminée.

Filer sur les talons d’un champion olympique

Foncez dans la poudreuse aux côtés d’un ancien champion olympique de skicross, natif de la région et amoureux de la station. Suivez-le sur les pistes qu’il connaît comme sa poche et sur les pentes qu’il ne garde que pour lui pour observer ses bottes secrètes.

Nos adresses

La Saulire

Le diamant noir

On ne va pas à La Saulire, on va Chez Jacques, le maître de maison que tous les habitués appellent par son prénom. Dans un décor boisé, on s’installe contre d’épais coussins pour déguster les plats du chef Benoît Redondo qui élabore, depuis plus de 14 ans, des plats faisant honneur à la truffe noire.

16, Place du Rocher, 73120 Courchevel

Ferme auberge d’Ariondaz

Dans les alpages

Sur l’une des pierres de cet ancien chalet d’alpage on distingue à peine une date : 1850. Bernard Chardon, propriétaire et agriculteur, perpétue la tradition en élevant ses propres vaches. Il en tire tome, raclette et vacherin qu’il sert ensuite à sa table, juste au bord des pistes.

Sommet de la télécabine de l’Ariondaz

La Cave des Creux

Entre deux pistes

Située à 2100 mètres d’altitude, cette ancienne cave d’alpage s’est transformée en un restaurant à la décoration authentique et chaleureuse. On y déguste des spécialités locales en tête-à-tête avec le Mont Blanc, tranquillement installé sur sa terrasse ensoleillé ou bien au chaud près de la cheminée.

Piste de la Cave des Creux

La Mangeoire

Une soirée en crescendo

La Mangeoire est un incontournable de Courchevel. Ce restaurant piano-bar à la décoration soignée dispose d’un coin lounge où cocktails et alcools anciens sont servis au son des musiciens. Le soir venu, les tables sont remisées pour laisser place aux danseurs dans une atmosphère festive et branchée.

Rue Park City, Courchevel 1850

Le White Bar

Au coin du feu

Au sein de l’hôtel du Cheval Blanc, on s’installe devant la cheminée du White Bar, dans de larges canapés, pour siroter grands crus et cocktails tout en écoutant de la musique live. L’hôtel abrite également un bar à cigare ainsi que le 1947, table triplement étoilée de Yannick Alléno, où seules cinq tables dressées offrent aux invités une expérience gastronomique unique.

Hôtel Cheval Blanc, Le Jardin Alpin, Courchevel 1850

L’Équipe

Entre amis

En plein coeur de Courchevel 1850, L’Equipe est un repère décalé pour les noctambules en quête de simplicité et d’une ambiance décontractée. Locaux et vacanciers s’y rencontrent autour d’une bière, d’un verre de vin ou de tapas dans une décoration boisée aux airs de speakeasy revisité.

Rue des Verdons, Courchevel 1850

Chapelle Notre Dame de l’Assomption

Un peu d’histoire

Au milieu des sapins se cache la Chapelle Notre Dame de l’Assomption. Construite en 1953 par les célèbres architectes Denys Pradelle et Jean Prouvé, elle témoigne de la richesse patrimoniale de Courchevel qui compte plusieurs monuments historiques. Associant intérieur, extérieur, lumière et nature, la chapelle est un refuge insolite loin de l’agitation de la station.

Rue de l’Eglise, Courchevel 1850

Un match de hockey

« Be brave, be bouk’s ! »

Une semaine sur deux, l’équipe de hockey de Val Vanoise investit la patinoire du forum pour défendre les couleurs de Courchevel, Méribel et Pralognan-la-Vanoise. Évoluant au deuxième niveau national depuis la saison 2015-2016, les Bouquetins font la fierté des habitants, toujours nombreux à venir les supporter.

Place du Forum, 73120 Saint-Bon-Tarentaise

Aquamotion

Un après-ski aquatique

Après une bonne journée de ski, rien ne vaut un moment de détente dans les eaux chaudes d’un spa. Récemment inauguré, l’Aquamotion dispose d’une multitude d’activités aquatiques, de la piscine extérieure à la rivière sauvage en passant par le pentagliss et le sauna. Le tout dans une architecture futuriste lovée à flanc de vallée.

1297 Route des Eaux Vives, Courchevel 1650